Lundi 12 mai 2008
A la frontiere du Guatemala, on prend un minibus pour 25 quetzales chacun. Malgre la hausse du carburant et donc des transports, on sent bien que ce n'est pas le prix normal mais on laisse courrir. On n'a pas toujours envie de lutter, c'est un peu fatiguant a force. En regardant ce que payent les locaux, on sait qu'on a raison. Le ton du Guatemala est donne...

A Chiquimula, on prend un bus pour Guatemala Ciudad, le terminal de la zone 4. La, il nous faut changer de terminal pour aller a Antigua. La course de taxi, a 30 quetzales, nous parait un peu chere. On se rendra compte plus tard que c'est le prix, ou pas loin. Tout augmente ici aussi. Nous voila donc partis a pied, sans trop savoir ou aller. Deux personnes, plutot serviables, nous indiquent un carrefour ou on peut prendre un bus de ville pour 1 quetzal. On marche 5 cuadras et on monte dans un bus rouge, non sans avoir redemande au chauffeur, qui nous depose a un rondpoint. Une centaine de metre plus loin, on monte dans notre bus pour Antigua qu'un mecanicien avec du cambouis jusqu'au coude nous arrete gentiment en nous avertissant de nous mefier des voleurs. Le lendemain, un jeune homme va se faire abattre de 16 balles par les "hommes de securite" charges de veiller sur les commerces du terminal de la zone 4. Ca ne change pas trop du Honduras. Les guatemalteques ne sont pas tendres entre eux et ont la gachette facile. Hormis la capitale, qu'on ne va que traverser, les zones que l'on va visiter sont par contre tranquilles.

1h15 plus tard, nous voila a Antigua avec son marche anime, ses rues pavees et ses maisons colorees. La ville parfaite pour le voyageur en quete d'exotisme mais avec tout le "confort de la maison" quand meme : bars, restaurants et agences de voyage. Cusco, Cuenca, Granada, Antigua... meme combat.

Le lendemain on va faire l'excursion phare depuis Antigua. J'ai nomme le volcan Pacaya et sa lave en fusion. A l'entree du parc national, le chauffeur du minibus nous dit : "Donnez moi les 40 quetzales pour l'entree, ca evite de faire la queue." Mouais, s'il le dit.
On commence l'ascension avec notre guide du village sur un bon rythme, histoire que les moins alertes du groupe, en l'occurrence un sympathique couple bresilien, grimpent sur un cheval-taxi que les gamins proposent juste derriere nous. Ils ont bien compris comment fonctionnent le tourisme au Guatemala.
Ceci dit, la lave en fusion c'est effectivement beau et spectaculaire. Tres chaud egalement. Impossible de s'approcher trop longtemps. On fait juste les malins le temps de prendre la photo qui va bien. Le Pacaya, c'etait a faire, on l'a fait.
Au retour, je demande a notre chauffeur les tickets du parc. Il me donne deux vieux billets, avec 2500 numeros d'ecart. On a parfois tendance a se dire qu'on devient trop mefiant a force de voyager mais la, c'est fort quand meme. Mais ca ne derange pas les autres participants apparemment. Une fois arrives et tout le monde parti, on lui demande d'ou viennent ces tickets qui n'ont pas l'air d'avoir ete achetes aujourd'hui. Il nous explique que ce sont les gardes du parc qui les lui ont donnes, ceci-cela... On lui en met plusieurs couches, histoire de bien lui faire comprendre ce qu'on pense, et on lui dit qu'on passera a l'agence le lendemain pour demander des explications. Rien a faire, il ne semble pas ciller. Mais qui voit-on devant la porte de notre hospedaje qui nous attend bien gentiment ? Notre aimable chauffeur avec les 80 quetzales de l'entree. "J'ai eu les gardes du parc (a 21h10 comme le fait remarquer Solene), ils vont me donner des tickets neufs, il n'y a pas de probleme. Surtout si quelqu'un vous demande demain, vous dites que je vous ai rendu le montant des entrees". Et de se fendre d'une poignee de main cordiale. Ceux la, on ne pensait pas les recuperer quand meme. Ca sert parfois d'avoir progresse en espagnol.

Du coup, nous aussi on profite du "confort comme a la maison" et on va manger dans une creperie, tenue par des francais, pour feter les 6 mois de voyage, jour pour jour, depuis le depart. On est enthousiaste sur la crepe au chocolat en dessert... un regal. Le supplement bananes marinees dans le brandy pour moi, ne gache rien non plus. On est par contre plutot mitige sur l'honnetete des guatemalteques...
par Franck publié dans : Guatemala
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