Note : Comme nous avons accumule un peu de retard dans la redaction du blog, aujourd'hui vous avez le droit a deux articles sur le Guatemala
l'un juste derriere l'autre. Quelle chance !
Les chicken bus. C'est comme ca qu'ils nomment les bus scolaires americains ici. Est-ce que c'est parce qu'ils sont jaunes comme des poussins ? Ou parce que l'interieur ressemble a un elevage de
poules en batterie et qu'on s'y entasse de la meme facon ? Il y a de la place pour deux personnes, on s'y serre a trois. En tout cas, il n'y a pas plus rapide. Ils ne respectent rien. Ils doublent
toutes les files de voitures, un coup sur la voie de gauche, un coup par le bas-cote en terre. Ils passent en slalomant au milieu des travaux meme quand ce n'est pas leur tour, en evitant une
pelleteuse, puis une autre. Il faut dire que tout est en travaux ; ils sont en train de faire une quatre voies. Ce qui ne semble nullement ralentir notre chauffeur de chicken bus.
Et oui, c'est par ce moyen de transport local anime que nous avons decide de rejoindre le lac Atitlan. Apres une longue hesitation sur notre lieu de villegiature en bordure de lac (le village
de San Marcos ou celui de Santa Catarina...), nous avons finalement opte pour le plus simple, la ville tres touristique, nous a-t-on dit, de Panajachel. Et c'est vrai que les rues centrales sont
touristiques. On ne compte plus les boutiques d'artisanat et les restaurants. Les vendeuses nous interpellent en espagnol tout d'abord "De quel pays vous venez ?" et hop, enchainent sans la moindre
hesitation en francais "Beau textile, pas cher, cadeau pour la belle-mere". Et bien oui, mais je n'en ai pas de belle-mere, alors non merci.
Maman, pas de chance, on ne m'a rien propose pour ma mere, alors pas de textile du Guatemala pour toi.
En dehors de ca, Panajachel hors saison n'est pas si desagreable. On n'y croise pas grand monde a l'exception d'un bus tout entier de touristes francais en voyage organise de quatre jours au
Guatemala ! Quatre jours pour un pays et nous qui nous plaignions de manquer de temps.
Le lendemain, on se leve tot pour profiter du panorama sur le lac. Une jolie vue qui vaut surtout pour les sommets des volcans qui entourent l'etendue d'eau : le San Pedro, le Toliman et l'Atitlan.
"Il est beau ce lac, non, Franck ?" "Ouais, bof..." Ceux qui savent, comprendront.
On a de la chance de les voir degages parce qu'une heure plus tard, tous seront entoures de nuages et ne reapparaitront plus de tout notre sejour.
On enchaine avec le marche de Solola a 10km de la. Le vendredi, c'est le jour du grand marche et celui-ci est parait-il tres typique et bien moins touristique que celui de Chichicastenango.
Effectivement, ca se confirme. On ne croise que cinq autres touristes pour des centaines de locaux. Etonnant que les tours-operators ne proposent pas encore cette visite.
On deambule dans les ruelles agitees du marche. On se fait bousculer dans tous les sens. Les descendantes des mayas ne sont pas tres grandes mais ne se laissent pas marcher sur les pieds pour
autant. Elles poussent, encore et encore. Franck, bien eduque, s'arrete regulierement pour les laisser passer ; du coup, on avance pas tres vite. Ah, si il avait grandi comme moi dans le midi, on
aurait pas ce probleme la.
Un marche bien colore. Tous, hommes et femmes, portent la tenue typique de la region. Des etals de fruits, de legumes, de fleurs, de poissons et de piments seches, d'iguanes cuits aussi.
Des bouchers qui suspendent leurs morceaux de viandes a l'air libre ; pas de controle des services veterinaires ici.
On s'achete des tortillas de mais noir, des tamales, du fromage et des fraises. Ce midi, on dejeune local.
La journee defile tranquillement au bord du lac. Demain, il faut reprendre le chicken bus.
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