Merida, on pourrait croire que ca fait partie des villes "meme combat" (cf article Antigua, http://delotrolado.over-blog.com/article-19509580.html) avec ses beaux batiments coloniaux, ses restaurants, ses cafes et sa place principale tres animee. Des etrangers il y en a c'est sur, mais les citoyens de Merida frequentent davantage encore les endroits a la mode.
Merida est une ville qui a prospere avec l'or vert, c'est a dire l'industrie liee a la transformation du cactus henequen pour la fabrication de chapeaux, de hamacs. Elle est devenue aujourd'hui une plaque tournante de l'etat du Yucatan et ca se voit.
On se pose dans un hotel donnant sur le parque central qui propose un petit dejeuner gargantuesque que les occupants partagent a la meme table. Sympa.
Le menu culturel est, quant a lui, pantagruelique. En plus, on arrive en plein milieu des fetes de la ville. En amuse-gueules, on prend une seance de courts metrages mexicains. En entree, quelques danses de la noce maya actuelle - oui car les mayas ont des descendants dans le Yucatan - mais ce n'est pas vraiment notre tasse de the. On prefere se reserver pour la suite et notamment le plat de resistance : la Traviata de Verdi au theatre Peon Contreras.
Pour l'occasion, on sort nos tenues de gala. Pour moi, pantalon et tee-shirt de rando propres et mes baskets recousues par mes soins. Pour Solene, la robe. Classe. Elle hesite pour les chaussures par contre. Les baskets Columbia ou les sandales Decathlon a 2.50 euros en soldes. Ce sera finalement les sandales. "De toute facon tu n'as que ca comme chaussures ? Alors c'est tres chic ! " La ou le premier qui nous envoie le titre du film dont est tire cette replique gagne un visionnage en exclusivite des 10h de film du voyage. Chanceux. Eric G. et Julien L. n'ont pas le droit de participer. Trop facile pour eux.
En tout cas le plat de resistance passe comme une lettre a la poste, meme pour Solene dont la premiere experience a l'opera n'avait pas ete une grande reussite.
La visite du musee d'anthropologie sur les mayas et les oeuvres contemporaines du Paseo Montejo consituent un parfait trou gascon. L'estomac repose, on peut attaquer le dessert : la visite de la ville avec la Casa Montejo, premiere maison de la ville fondee en 1549 par Montejo le Vieux, et le palais du gouverneur. Ses murs sont recouverts des peintures gigantesques de Fernando Castro Pacheco qui retracent les evenements marquants du peuple maya dans la peninsule du Yucatan depuis son avenement jusqu'a la guerre des Castes en 1850 en passant bien sur par l'invasion espagnole. Tres interessant.
De peur de risquer l'indigestion, on quitte Merida, ville vraiment agreable et qui nous aura beaucoup plu. A recommander, surtout le week-end quand le centre, ferme a la circulation automobile, devient pietonnier.
On largue les amarres pour Campeche, une ville qui a prospere avec le bois de Campeche. Il permet l'elaboration des teintures bleue ou noire pour la soie et le coton. Couleurs difficiles a obtenir a l'epoque. Ici encore, le voyageur passe inapercu. Le centre ville aux couleurs vives et aux rues pavees est classe au patrimoine culturel de l'humanite. Y deambuler est d'autant plus agreable que les campechos en sont fiers et l'entretiennent avec soin.
Avec Campeche, on aborde un autre aspect du Mexique, les pirates. La ville, fondee par Montejo le jeune, a sucite bien des convoitises au XVIIieme siecle, subissant les attaques de Henri Morgan notamment. Ces menaces perpetuelles aboutissent a la construction de fortifications en 1686. Il en reste aujourd'hui 8 fortins ou baluartes dont un abrite le musee de la ville et quelques vestiges des 2.7 km de remparts qui reliaient ces fortins.
Ces deux escales dans des villes modernes nous ont vraiment plu. Il faut de tout pour faire un voyage. On est fin pret pour repartir a l'assaut des pierres mayas...
Frontiere Belize-Guatemala. Dans le bureau d'immigration, on discute
deux minutes avec une irlandaise. On lui indique qu'il y a des minibus pour Flores a 30 quetzales a 200m de la. On fait les formalites usuelles. Quand on sort, elle est aux prises avec les
chauffeurs de taxi qui l'ont convaincue que les minibus ne circulaient pas dans le sens frontiere-Flores. Je lui dis que si, les chauffeurs commencent a m'interpeller, peu contents de mon
intervention, en me demandant de quoi je me mele. Ils ont mis son sac dans le coffre, trop tard. Elle m'avoue qu'elle va payer 40 dollars, soit 10 fois le prix du minibus... vraiment
toujours tres serviables ces guatemalteques !
On arrive juste a temps a Belize City pour boire des jus de fruits excellents
et prendre le bateau pour Caye Caulker. On y retrouve avec plaisir les ingredients de certaines iles : rues de sable, cocotiers, calme...

Pas decus de ce qu'on a vu, on decide d'aller sur l'atoll de Turneffe le
lendemain. La encore, on est sous le charme : de beaux coraux en quantite et des poissons de recifs de toutes les couleurs dont beaucoup de bleus, ce qui ne gache rien.
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