Vendredi 16 novembre 2007
Lacs, montagnes, forets de sapins, chalets de bois, Saint-Bernard, fondue et chocolat... Non, nous ne sommes pas en Suisse, mais bien a Bariloche.
Temps maussade a notre arrivee, pluie prevue le lendemain, comme mon pere me le confirme d'ailleurs par mail... On fait le tour de l'office de tourisme, du bureau du parc Nahuel Huapi et du club
Andino. On apprend que la neige est toujours presente autour de 1600m et que la plupart des refuges sont fermes. (Enfin, apparemment en France, vous n'en manquez pas non plus. Merci pour les mails
et photos qui nous tiennent informes.)
Ce qu'ils nous proposent ? Des excursions organisees, des points de vue sur le lac accessible en telepherique... Bariloche, c'est pas gagne !
Le lendemain, on se decide a faire le Circuito Chico conseille la veille (une belle route bitumee) mais pour nous, ce sera a pied. On va finalement marcher pendant 7 heures avec un ciel qui se
degage petit a petit. En fait, on decouvre de nombreux sentiers qui s'ecartent du circuit. Le plus marquant, celui du Cerro Llao Llao, nous offre une vue superbe sur le lac Nahuel Huapi ;
d'autres en longent les berges. A la fin de la journee, quasi au bout du circuit, un chauffeur de minibus s'arrete, nous attend et propose de nous descendre a Bariloche. On decline. On n'aurait pas
du. On continue a marcher pour gagner inutilement Colonia Suiza, comme on nous l'avait indique. Ce n'est pas le bon chemin, on y rate le bus 10 de 5 minutes. Il est 20h, le prochain est dans 2
heures. On continue donc a pied. 3 voitures passent puis un argentin nous prend en stop et nous emmene sur la route principale a 21h05. Le bus 20 passe 3 minutes plus tard. Ouf ! Super journee sur
ces chemins decouverts petit a petit ou l'on se retrouve quasiment tout seul.
Jour suivant. Grand beau. On va parcourir les autres points de vue sur le lac, depuis les sommets alentours. On reste fideles a notre methode, c'est-a-dire autant que possible a pied. Le bus 20
nous amene au bas du Cerro Campanario. On voit bien le telepherique mais pas le sentier. Un argentin nous l'indique, en precisant qu'il faut marcher, marcher. Apres une marche
harrassante... de 25 minutes... nous voila au sommet avec une belle vue a 360 degres.
On enchaine ensuite avec le Cerro Otto. Le chemin s'avere etre en fait une route forestiere que l'on partage avec les voitures... On mange de la poussiere. On aurait
du s'en douter, celui-la, on nous l'avait bien indique. A mi-chemin peut-etre, j'arrete une voiture qui nous monte au sommet. Comme le telepherique est en travaux, peu de monde la-haut. Tant mieux
! La vue sur tout le lac est a couper le souffle. Neanmoins, il faut se resoudre a redescendre les 7 km. Au bout de 3 km, on entend le camion des ouvriers. Franck l'arrete et on finit le reste de
la descente dans la benne. Ces petits riens qui font aussi le voyage. Franck, tout content, essaie de prendre des photos. Il en reussira une superbement cadree... de mes chaussures... Moi, un peu
moins fiere, c'est un peu la route de la mort en camion. Les gars, tout sourire, nous laissent a deux rues de notre hotel. Le soudeur avait vraiment une bonne tete. "Le bon oeil du voyage" selon
Franck.
On nous avait parle d'argentins arrogants, on les trouve toujours adorables et prets a nous aider.
Une fondue au chocolat pour finir le sejour en beaute.
On quitte Bariloche, direction San Martin de Los Andes. On quitte aussi Bastien, rencontre une 1ere fois a Buenos Aires et retrouve par hasard... Ses pates collantes, ses steacks trop cuits... On a
partage de bons moments, a table notamment...
par Solene
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On a du mal a quitter la cote atlantique. Du coup, on change un peu nos plans. Direction Trelew, un peu plus au sud encore, pour aller voir "Las Toninas" ou dauphins
de Commerson.
Quel contraste avec Puerto Madryn. Julian, le beau Labrador de notre hotel El Refugio n'est plus la et la ville bien moins accueillante. C'est cher, pas tres beau et souvent delabre meme dans le
centre. C'est pourtant la capitale de la province du Chubut.
Le lendemain, on part pour Puerto Rawson avec deux bus. On n'y croise que des locaux. 1h15 pour faire 17 km : on a visite toutes les rues de la ville. Pourtant, on ne sera pas seul. "Loin de la"
commente Solene en faisant son lit pendant que je redige ce post. En effet, c'est sans compter sur un groupe de Madrilenes, en Argentine pour deux semaines, en excursion organisee forcement ce
jour-la. Vouloir prendre le temps ne suffit pas. On a beau essayer de decouvrir par soi-meme, on retombe souvent dans un circuit d'excursions minutees pour certaines activites. Ca ne nous
correspond pas, mais difficile de faire autrement. Je me pose, du coup, des questions sur le voyage. Son but. La facon de voyager.
On est venu pour les dauphins, ils sont au rendez-vous. Ce sont de petits cetaces d'1m50 maximum, noirs et blancs, ressemblant a des bebes orques, extremement vifs et rapides. Ils sont par
consequent bien plus difficiles a voir que les baleines. Ils n'en sont pas moins captivants pour autant. C'est au premier qui avertira les autres sur le bateau. Promis Camille, Solene s'est bien
appliquee pour les photos meme si le resultat est moins flagrant.
On voit aussi une colonie de lions de mer au port et des flamants roses profitant de la maree basse.
Le soir, on se decide enfin a prendre la direction de San Carlos de Bariloche. Au revoir l'Atlantique, bonjour les Andes. On sent bien qu'on laisse derriere nous un environnement qui nous a
beaucoup plu. On s'endort avec les vagues, on se reveille avec la neige, 15 h de bus plus tard. Celle-ci est bien plus presente que les annees precedentes a la meme periode. Ca complique la donne
pour randonner.
On est bien en Patagonie par contre. 5 degres a 18h. Moi qui n'ai pris qu'une polaire coupe-vent sans
manches, la Gore-Tex est mon amie, le vent patagonien n'etant pas une legende.
Je trouve du chocolat "amargo" a 70% et Solene, enfin, de la confiture de calafate (fruit proche de la myrtille), decouverte il y a 3 ans lors de notre precedent voyage. Les specialites
culinaires patagoniennes ont du bon !
par Franck
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(Titre a prononcer avec l'accent argentin : "bachenas", n'est-ce-pas, Mag ?)
Ah, la Patagonie... Il y a 3 ans deja, on avait adore cette region... Il fallait vraiment revenir pour combler les manques et voir la Peninsule Valdes...
A peine arrives a Puerto Madryn, on se sent chez nous. L'hotel El Refugio est bien sympathique, ambiance multi-culturelle au diner (israeliens, canadiens, australiens...). Quelques mots echanges
avec un couple de Vancouver et je leur propose rapidement de se joindre a nous pour les 2 jours dans la reserve de Valdes ; bien contente de pouvoir parler anglais et avec des canadiens en plus
!
Et puis, ce voyage, c'est ça pour nous aussi ; des rencontres, des moments partages avec des personnes croisees au detour d'un hotel, d'un bus...
Bon, le lendemain matin, je m'en mordais un peu les doigts, apres les avoir attendus pendant une heure... finalement, peu importe...
Comme le disait un guide qui accompagnait un groupe d'adolescents en excursion : "Il faut du temps pour observer la nature", alors c'est ce qu'on a essaye de faire : prendre le temps, attendre
que les touristes en bus repartent pour nous laisser seuls avec la faune, et on a pas ete deçu. De toute façon, moi, je pourrais camper des semaines sur la plage a observer la faune dans son
habitat naturel.
Vous aurez remarque au passage, que nous, nous ne sommes pas des touristes ; comme l'a justement decrit Kate, la canadienne, nous, nous sommes des voyageurs ;-)
On a donc pris un petit zodiac pour s'approcher au plus pres des baleines franches australes, mais finalement, c'est elles qui sont venues a nous jusqu'a pousser notre embarcation. Spectacle
fascinant, meme le guide n'en revenait pas de tout ce qu'on a vu. Franck au camescope, moi, a la photo ; on est plutot fier du resultat.
Et le lendemain, on a observe tranquillement la vie des elephants de mer a Punta Cantor, pendant que les groupes de touristes s'enchainaient.
Franck, je pense au retour, va se reconvertir dans le documentaire animalier... il n'a pas lache le camescope et il a assure !
Seul regret : on a rate la maree haute et donc les attaques des orques sur la plage pour attrapper les jeunes lions de mer, spectacle unique au monde, parait-il, mais bon, tant pis... Les
canadiens m'ont dit qu'on pouvait aller voir les orques sur l'ile de Vancouver, alors voila, le rendez-vous est pris...
En tout cas, on est bien heureux de ces 2 jours !
10 jours deja que nous avons quitte la France. Que le temps passe vite ! On savoure l'idee d'avoir 9 mois et demi devant nous...
par Solene
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DEL OTRO LADO ! Ca y est, on y est. De l'autre côté de l'Atlantique, de l'autre côté de notre petite vie, vélo / boulot / dodo... et un peu de montagne aussi
parfois. De l'autre côté...
C'est en montant au refuge du Promontoire le 13/07/07 que m'est venue l'idée de ce post. Je n'avais que des aventures dans la tête, celle du Z le lendemain dans la face N de la Meije et celle de
ce voyage dans un peu plus de 3 mois. Celle du Z tournera court finalement, l'autre ne fait que commencer.
Pendant que je monte, Solène soigne son dos à Grenoble pour le grand départ. Ce matin, elle est passée chez moi pour prendre le lecteur MP3, acheté en vue du voyage, pour écouter sur son vélo les
leçons d'espagnol que j'ai mis sur le lecteur la veille.
Mercredi soir (cf post Vrai faux départ), on a fêté le départ à l'Epicurien comme il se doit. Et on s'est dit : "On pourrait ouvrir le blog même pour la période pré-voyage. Ca peut-être sympa."
Et là, dans la montée du promontoire, je me suis dit "OK mais on enverra un mail de Buenos Aires pour donner le lien du blog et tout dévoiler. Comme ça, ça leur fera de la lecture avant qu'on
envoie d'autres nouvelles."
Voilà Sylvain, tu te demandais ce que j'écrivais cet après-midi du 14/07 au Promontoire, c'était ça.
On y est et ça commence maintenant !
Ce devait etre le post d'accueil mais les circonstances en ont decide autrement....
Notre jour sans fin s'est acheve le 31/10 a 2h20 heure locale (6h20 heure francaise), soit 33h depuis notre arrivee a l'aeroport de Madrid.
Il est 9h37 a Buenos Aires, il pleut un peu. On a dix mois devant nous et on ne sait pas par quel bout les prendre... On va peut-etre se poser un peu...
par Franck
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Argentine
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30/10. 12h30. On est toujours a l'aeroport de Madrid, mais plus riches de 600 euros chacun...
29/10. 21h15. Apres quelques heures de route, nos chauffeurs nous laissent a l'aeroport.
21h45. Le vol est surbooke, on est sur liste d'attente, pas sur de partir.
00h05. Devant la porte d'embarquement avec tous nos bagages, on apprend qu'a une place pres, on ne partira pas ce soir comme prevu. Seule Solene avait sa place et du
coup... on a fait un heureux.
03h15. Chambre d'un hotel 4 etoiles. On peut enfin se coucher apres avoir parcouru l'aeroport dans tous les sens, d'un guichet Iberia a un autre. Ce parcours du
combattant en valait la peine : 600 euros chacun (dont notre 1er billet de 500€), une nuit, certes courte, mais 4 etoiles payee par Iberia avec un petit dejeuner de folie. Depart prevu le 30 a
12h35. On serait presque content de ne pas avoir decolle hier soir, meme si avec toutes ces demarches en espagnol, le debut etait un peu rude. Les souvenirs du college de Franck etaient un
peu loin et les lecons Assimil de Solene n'ont pas suffit.
30/10. 11h05. Notre vol est retarde de 4 heures. Arrivee a Buenos Aires vers minuit. Enfin peut-etre... Decidement on les cumule !
On avait prevu un post d'accueil depuis Buenos Aires, ecrit depuis des mois, mais la, c'est rate.
par Franck et Solene
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