Samedi 24 novembre 2007
Nouveau depart. Nouvelle arrivee a Junin de los Andes cette fois-ci. On a nos petites habitudes maintenant : on cherche l'office de tourisme, on recupere infos et carte, on traverse la ville de long en large pour trouver l'auberge qui va bien, on pose les sacs et on essaie d'organiser la suite. Et la suite la, c'est d'aller randonner quelques jours dans le parc national Lanin. 
Encore un peu en avance sur la pleine saison, deux sentiers seulement sont faisables. On part le mardi midi pour le parc. Apparemment, pas de bus retour avant le vendredi... pour faire deux sentiers... on risque de trouver le temps un peu long... Tant pis, on part quand meme, on essaiera de rentrer en stop. 

Arrives au parc, grand moment de solitude. Tres peu de monde, c'est le jour de repos du garde du parc, pas de carte precise ni des sentiers, ni des campings ouverts...
On se pose finalement dans un camping a priori ouvert meme si on ne verra jamais le proprietaire.

Une premiere demi-journee qui se termine a 22h, apres 7h de marche pour trouver la cascade et se tromper 2 fois de chemin, le tout, dans la joie et la bonne humeur. Heureusement, Franck avait encore l'energie pour nous preparer une delicieuse recette de Bruno : polenta, lard et pruneaux. Ca fait du bien !

Le lendemain, direction la base du volcan Lanin. Montee bucolique au milieu des forets d'araucarias, toujours tout seul... et plutot tranquille pour moi puisque Franck s'est propose de jouer le sherpa pour reposer mon dos et surtout mon coxis, encore un peu douloureux.

De retour de cette agreable journee, sur le sentier qui longe la route, on entend une voiture passer. Je me precipite pour faire du stop ; le gars s'arrete... Le pauvre n'a apparemment pas vu Franck arriver derriere en courant avec le gros sac a dos ; du coup, il nous fera la remarque. 
En tout cas, un chauffeur bien sympathique, qui travaille comme ingenieur naval a Buenos Aires et qui connait meme Grenoble puisqu'il a postule il y a quelques temps dans une entreprise du coin et n'a jamais eu de reponse. Les recruteurs en France... vraiment pas tres serieux !!!
On abuse un peu et on profite de sa gentillesse pour lui demander de nous attendre au camping le temps de ranger et de demonter la tente (chose faite en un temps record, mais avec la perte d'une sardine, ce qui traumatise un peu Franck... pour ceux qui le connaissent quand il perd quelquechose ;-)).

On termine la journee bien content de nos 16h de rando au parc et surtout de cette parfaite gestion du temps ! Ju, Sof... si vous lisez ce post, je crois qu'on a fait aussi bien que vous. 

Petit tour au terminal de bus de Junin. Nouvelle zone d'ombre. On veut se rendre a San Agustin, mais les agents des differentes compagnies de bus ne savent nous renseigner que sur leur destination directe ; des qu'il faut transiter par une autre ville, y'a plus personne. 

Nouveau depart de Junin donc et 30 heures de bus plus tard, nous voici tout juste arrives a San Agustin de la Vallee Fertil (le nom complet a son importance. J'en connais deux qui ont failli se retrouver dans un autre San Agustin, a quelques centaines de kilometres de la), le ventre vide (on a en effet saute sur le 1er prix sans se demander pourquoi ce bus etait moins cher... nos estomacs eux peuvent maintenant vous l'expliquer).

L'aventure continue...

par Solene publié dans : Argentine
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Lundi 19 novembre 2007
San Martin de los Andes. La Colorada. C'est notre auberge pour quelques jours. On pose les affaires et, comme on est fatigue, on se pose aussi dans un resto le soir. Le meilleur depuis le debut, enfin c'est seulement le deuxieme. On se regale mais Solene sort affolee (tout est relatif) par la note. 35 euros pour un diner, on est hors budget. Elle decide qu'on ne mangera plus pendant trois jours!

Le lendemain au petit dejeuner, c'est une joyeuse cacophonie. Un argentin qui parle trois mots d'anglais, un americain, un israelien parlant trois mots d'espagnol, Solene et ses deux semaines d'espagnol et moi. Ca se transforme vite en cours multilingue ou j'essaie d'assurer la liaison entre l'anglais et l'espagnol. Je vous laisse imaginer le resultat...
Le temps est a nouveau maussade. Ca nous donne une bonne excuse pour se poser. Vers 14h, Solene me parle avec envie des "panchos" (hot-dog) de l'argentin. Il nous en propose. Solene decline par politesse mais je la trahis. On en mangera chacun un avec un brin de culpabilite. On se doute qu'il ne roule pas sur l'or. C'est un menuisier qui habite a 1h30 de Buenos Aires mais il n'y a jamais mis les pieds. "Trop cher" nous a t'il dit. On decide qu'on lui offrira quelque chose en retour. Malgre de nombreuses tentatives le lendemain avec une salade, du chocolat, des "panchos", ... rien a faire. Pire, on s'enfonce avec une malheureuse question. "Qu'est ce que le fiambre?" On se retrouvera a gouter chacun une moitie de sandwich. Bien joue!

Le lendemain, on marche jusqu'a un mirador sur le lac Lacar. Ces vues sont toujours aussi belles. On traverse ensuite une communaute d'indiens Mapuche pour gagner Playa Islita, deserte. Rien d'autre a faire que regarder. Profiter. Prendre le temps...

Le soir, tout le monde se retrouve dans la cuisine. Notre menuisier argentin. Un chilien qui vit a Stockholm. La proprietaire de la Colorada, Maria Teresa, une avocate qui a quitte Buenos Aires pour changer de vie. Son accolyte receptionniste. Solene et moi. On part dans de longues discussions sur tout (mais pas n'importe quoi) et il est amusant de constater que les preoccupations sont les memes parfois : pouvoir d'achat, centralisation, richesse du pays, ...
La proprio offre la biere, elle nous prete ses VTT pour le lendemain, il suffit juste que je change une chambre a air. On gagne ainsi la location de deux velos. (Elle me prete aussi son PC pour que je tappe ce post). Vers 1h, on decide de tous aller prendre un verre en ville. Solene et notre menuisier declare forfait. L'auberge est ouverte depuis un mois mais l'ambiance est bien la.

Aujourd'hui on prend donc les velos pour gagner un autre mirador. Comme toujours, vue superbe mais meritee : une montee de 5km sur une piste forestiere parfois bien raide. On fait une boucle, et quelques kilometres de piste supplementaires, pour revenir par les berges du lac immensemment bleu, les sommets enneiges au fond, la foret et les genets en fleur. On va rester sur cette image du lac Lacar. Demain on part pour Junin de los Andes, plus au nord du parc national pour un petit trek autour du volcan Lanin.

Cette fois-ci on a bien pris le temps. Les rencontres, les echanges, l'ambiance tout autant que le paysage marqueront notre passage a San Martin de los Andes. La Colorada, c'est un peu chez nous maintenant...


par Franck publié dans : Argentine
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Vendredi 16 novembre 2007
Lacs, montagnes, forets de sapins, chalets de bois, Saint-Bernard, fondue et chocolat... Non, nous ne sommes pas en Suisse, mais bien a Bariloche. 

Temps maussade a notre arrivee, pluie prevue le lendemain, comme mon pere me le confirme d'ailleurs par mail... On fait le tour de l'office de tourisme, du bureau du parc Nahuel Huapi et du club Andino. On apprend que la neige est toujours presente autour de 1600m et que la plupart des refuges sont fermes. (Enfin, apparemment en France, vous n'en manquez pas non plus. Merci pour les mails et photos qui nous tiennent informes.)
Ce qu'ils nous proposent ? Des excursions organisees, des points de vue sur le lac accessible en telepherique... Bariloche, c'est pas gagne !

Le lendemain, on se decide a faire le Circuito Chico conseille la veille (une belle route bitumee) mais pour nous, ce sera a pied. On va finalement marcher pendant 7 heures avec un ciel qui se degage petit a petit. En fait, on decouvre de nombreux sentiers qui s'ecartent du circuit. Le plus marquant, celui du Cerro Llao Llao, nous offre une vue superbe sur le lac Nahuel Huapi ; d'autres en longent les berges. A la fin de la journee, quasi au bout du circuit, un chauffeur de minibus s'arrete, nous attend et propose de nous descendre a Bariloche. On decline. On n'aurait pas du. On continue a marcher pour gagner inutilement Colonia Suiza, comme on nous l'avait indique. Ce n'est pas le bon chemin, on y rate le bus 10 de 5 minutes. Il est 20h, le prochain est dans 2 heures. On continue donc a pied. 3 voitures passent puis un argentin nous prend en stop et nous emmene sur la route principale a 21h05. Le bus 20 passe 3 minutes plus tard. Ouf ! Super journee sur ces chemins decouverts petit a petit ou l'on se retrouve quasiment tout seul.

Jour suivant. Grand beau. On va parcourir les autres points de vue sur le lac, depuis les sommets alentours. On reste fideles a notre methode, c'est-a-dire autant que possible a pied. Le bus 20 nous amene au bas du Cerro Campanario. On voit bien le telepherique mais pas le sentier. Un argentin nous l'indique, en precisant qu'il faut marcher, marcher. Apres une marche harrassante... de 25 minutes... nous voila au sommet avec une belle vue a 360 degres.

On enchaine ensuite avec le Cerro Otto. Le chemin s'avere etre en fait une route forestiere que l'on partage avec les voitures... On mange de la poussiere. On aurait du s'en douter, celui-la, on nous l'avait bien indique. A mi-chemin peut-etre, j'arrete une voiture qui nous monte au sommet. Comme le telepherique est en travaux, peu de monde la-haut. Tant mieux ! La vue sur tout le lac est a couper le souffle. Neanmoins, il faut se resoudre a redescendre les 7 km. Au bout de 3 km, on entend le camion des ouvriers. Franck l'arrete et on finit le reste de la descente dans la benne. Ces petits riens qui font aussi le voyage. Franck, tout content, essaie de prendre des photos. Il en reussira une superbement cadree... de mes chaussures... Moi, un peu moins fiere, c'est un peu la route de la mort en camion. Les gars, tout sourire, nous laissent a deux rues de notre hotel. Le soudeur avait vraiment une bonne tete. "Le bon oeil du voyage" selon Franck.

On nous avait parle d'argentins arrogants, on les trouve toujours adorables et prets a nous aider.

Une fondue au chocolat pour finir le sejour en beaute.

On quitte Bariloche, direction San Martin de Los Andes. On quitte aussi Bastien, rencontre une 1ere fois a Buenos Aires et retrouve par hasard... Ses pates collantes, ses steacks trop cuits... On a partage de bons moments, a table notamment...

par Solene publié dans : Argentine
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Mardi 13 novembre 2007

On a du mal a quitter la cote atlantique. Du coup, on change un peu nos plans. Direction Trelew, un peu plus au sud encore, pour aller voir "Las Toninas" ou dauphins de Commerson. 
Quel contraste avec Puerto Madryn. Julian, le beau Labrador de notre hotel El Refugio n'est plus la et la ville bien moins accueillante. C'est cher, pas tres beau et souvent delabre meme dans le centre. C'est pourtant la capitale de la province du Chubut. 

Le lendemain, on part pour Puerto Rawson avec deux bus. On n'y croise que des locaux. 1h15 pour faire 17 km : on a visite toutes les rues de la ville. Pourtant, on ne sera pas seul. "Loin de la" commente Solene en faisant son lit pendant que je redige ce post. En effet, c'est sans compter sur un groupe de Madrilenes, en Argentine pour deux semaines, en excursion organisee forcement ce jour-la. Vouloir prendre le temps ne suffit pas. On a beau essayer de decouvrir par soi-meme, on retombe souvent dans un circuit d'excursions minutees pour certaines activites. Ca ne nous correspond pas, mais difficile de faire autrement. Je me pose, du coup, des questions sur le voyage. Son but. La facon de voyager. 

On est venu pour les dauphins, ils sont au rendez-vous. Ce sont de petits cetaces d'1m50 maximum, noirs et blancs, ressemblant a des bebes orques, extremement vifs et rapides. Ils sont par consequent bien plus difficiles a voir que les baleines. Ils n'en sont pas moins captivants pour autant. C'est au premier qui avertira les autres sur le bateau. Promis Camille, Solene s'est bien appliquee pour les photos meme si le resultat est moins flagrant. 
On voit aussi une colonie de lions de mer au port et des flamants roses profitant de la maree basse. 

Le soir, on se decide enfin a prendre la direction de San Carlos de Bariloche. Au revoir l'Atlantique, bonjour les Andes. On sent bien qu'on laisse derriere nous un environnement qui nous a beaucoup plu. On s'endort avec les vagues, on se reveille avec la neige, 15 h de bus plus tard. Celle-ci est bien plus presente que les annees precedentes a la meme periode. Ca complique la donne pour randonner.
On est bien en Patagonie par contre. 5 degres a 18h. Moi qui n'ai pris qu'une polaire coupe-vent sans manches, la Gore-Tex est mon amie, le vent patagonien n'etant pas une legende.

Je trouve du chocolat "amargo" a 70% et Solene, enfin, de la confiture de calafate (fruit proche de la myrtille), decouverte il y a 3 ans lors de notre precedent voyage. Les specialites culinaires patagoniennes ont du bon !

par Franck publié dans : Argentine
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Vendredi 9 novembre 2007

(Titre a prononcer avec l'accent argentin : "bachenas", n'est-ce-pas, Mag ?)

Ah, la Patagonie... Il y a 3 ans deja, on avait adore cette region... Il fallait vraiment revenir pour combler les manques et voir la Peninsule Valdes...

A peine arrives a Puerto Madryn, on se sent chez nous. L'hotel El Refugio est bien sympathique, ambiance multi-culturelle au diner (israeliens, canadiens, australiens...). Quelques mots echanges avec un couple de Vancouver et je leur propose rapidement de se joindre a nous pour les 2 jours dans la reserve de Valdes ; bien contente de pouvoir parler anglais et avec des canadiens en plus ! 
Et puis, ce voyage, c'est ça pour nous aussi ; des rencontres, des moments partages avec des personnes croisees au detour d'un hotel, d'un bus...
Bon, le lendemain matin, je m'en mordais un peu les doigts, apres les avoir attendus pendant une heure... finalement, peu importe...

Comme le disait un guide qui accompagnait un groupe d'adolescents en excursion : "Il faut du temps pour observer la nature", alors c'est ce qu'on a essaye de faire : prendre le temps, attendre que les touristes en bus repartent pour nous laisser seuls avec la faune, et on a pas ete deçu. De toute façon, moi, je pourrais camper des semaines sur la plage a observer la faune dans son habitat naturel.

Vous aurez remarque au passage, que nous, nous ne sommes pas des touristes ; comme l'a justement decrit Kate, la canadienne, nous, nous sommes des voyageurs ;-)

On a donc pris un petit zodiac pour s'approcher au plus pres des baleines franches australes, mais finalement, c'est elles qui sont venues a nous jusqu'a pousser notre embarcation. Spectacle fascinant, meme le guide n'en revenait pas de tout ce qu'on a vu. Franck au camescope, moi, a la photo ; on est plutot fier du resultat. 
Et le lendemain, on a observe tranquillement la vie des elephants de mer a Punta Cantor, pendant que les groupes de touristes s'enchainaient. 

Franck, je pense au retour, va se reconvertir dans le documentaire animalier... il n'a pas lache le camescope et il a assure !

Seul regret : on a rate la maree haute et donc les attaques des orques sur la plage pour attrapper les jeunes lions de mer, spectacle unique au monde, parait-il, mais bon, tant pis... Les canadiens m'ont dit qu'on pouvait aller voir les orques sur l'ile de Vancouver, alors voila, le rendez-vous est pris...

En tout cas, on est bien heureux de ces 2 jours ! 

10 jours deja que nous avons quitte la France. Que le temps passe vite ! On savoure l'idee d'avoir 9 mois et demi devant nous...



par Solene publié dans : Argentine
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Mardi 6 novembre 2007
Les grandes villes, ce n'est pas vraiment notre fort. Cependant, on avait besoin de souffler un peu avant de rentrer vraiment dans ce voyage : deux fois un jour et demi au final, avec notre excursion a Puerto Iguazu entre deux.

Des l'arrivee, on s'est senti un peu agresse par la pollution, a la fin aussi d'ailleurs, mais on s'est peu a peu habitue a cette ville d'Amerique Latine. Peut etre parce qu'on a bien apprehende les lieux. Oui car on a une technique bien a nous pour parcourir une ville.

D'abord, quoiqu'il arrive, on marche. On trouve un pauvre plan publicitaire et on marche. Meme a Puerto Iguazu avec un plan de 2cm par 2cm, Solene trouve l'hotel. Au bout d'un certain temps, on se dit qu'on pourrait peut-etre essayer autre chose. 
On teste donc le metro. Pas vraiment developpe pour une agglomeration de cette importance mais pratique quand les distances s'allongent, comprenez plus de 3 ou 4 kms, pour rentrer le soir. 
Si le metro vient a manquer, il y a le bus. Mais n'ayant aucun guide sur nous, on est bien avance. Alors ca c'est tres simple, pour ca il y a les argentins. Il suffit de demander a n'importe lequel d'entre eux qui vous indiquera "dos cuadras" plus loin l'arret et le numero de bus qui vont bien.

Ainsi, on a decouvert une ville eclectique avec des coins sympas, des parcs fleuris, des immeubles haussmaniens, des bus, des bus. Les docks de Puerto Madero reconvertis en quartier a la mode avec les anciennes grues de dechargement laissees la pour decoration et leur "Puente de la Mujer". Les ruelles colorees et trop touristiques du Caminito (la place du Tertre argentine). Des rues parfaitement carrees avec leurs panneaux publicitaires comme a Time Square d'apres Solene. Gotan Project inondant les rues pietonnes. Le quartier boheme de San Telmo le dimanche, un verre de jus d'oranges pressees a la main et ecoutant un ensemble de cuivre revisitant "Libertango" de Piazzolla. Le quartier des affaires et ses golden boys qui mangent sur le pouce des empanadas et un soda, fument une cigarrette avant de repartir travailler. On y croise aussi des personnes qui font les poubelles a partir de 17h pour essayer de gagner je ne sais quoi...

On a trouve ça bien sympathique au final. On s'habitue vite mais le chant des baleines s'est fait entendre. Un retour au pas de course a l'hotel, pour cause de metro en panne, en passant une derniere fois Plaza de Mayo, on met les sacs sur le dos et on monte dans le bus 22 Quilmo-Retiro, stoppe a un feu (meme pas un arret officiel) pour gagner juste a temps le terminal de bus. Qu'est ce qu'on maitrise les transports a Buenos Aires ! 

Direction la Peninsule Valdes, 1500 km et 18h de bus au sud de Buenos Aires.


PS : 2700 pages vues sur le blog depuis le 30/10. Ca fait plaisir de voir que vous nous suivez. Meme si on n'a pas le temps de repondre a tous vos messages, mails ou commentaires, on est ravi de les lire.

par Franck publié dans : Argentine
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Lundi 5 novembre 2007
Apres un long repos d'un jour et demi a Buenos Aires, direction le nord...

35h de bus aller/retour, des cars de touristes, un hotel Sheraton en plein milieu du site, des animations superflues pour les "aventuriers de l'extreme" (s'approcher des chutes en bateaux, descente en rappels, escalade artificielle, safari "ecologique"), voila pour les mauvais cotes...

Sinon le parc national des chutes d'Iguazu a la frontiere du Bresil et de l'Argentine, c'est aussi un moment privilegie peu avant la fermeture du site, lorsque le touriste presse a deserter les lieux, ou l'on decouvre une foret luxuriante, la puissance des chutes, le reveil de la faune. On s'impregne petit a petit de cette ambiance. Les averses de pluie rajoutent au caractere sauvage du site, dixit Franck ; "temps de merde" aurais-je plutot tendance a dire. 

Le lendemain, du cote bresilien, c'est le ciel bleu qui nous accompagne. C'est agreable aussi !

Franck a prefere le cote argentin, plus au coeur des chutes ; moi, plutot le cote bresilien pour les vues d'ensemble et le soleil ! La gorge du diable par contre fait l'unanimite.

Ca valait bien 35h de bus... meme si le 1er soir, on est tombe de sommeil sans manger. Pour l'ambiance de Puerto Iguazu by night, ne comptez pas sur nous !

Si, si, on va se poser, on vous dit.

PS : Les photos sont en ligne dans la galerie.
par Franck et Solene publié dans : Argentine
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Mercredi 31 octobre 2007

DEL OTRO LADO ! Ca y est, on y est. De l'autre côté de l'Atlantique, de l'autre côté de notre petite vie, vélo / boulot / dodo... et un peu de montagne aussi parfois. De l'autre côté... 

C'est en montant au refuge du Promontoire le 13/07/07 que m'est venue l'idée de ce post. Je n'avais que des aventures dans la tête, celle du Z le lendemain dans la face N de la Meije et celle de ce voyage dans un peu plus de 3 mois. Celle du Z tournera court finalement, l'autre ne fait que commencer. 

Pendant que je monte, Solène soigne son dos à Grenoble pour le grand départ. Ce matin, elle est passée chez moi pour prendre le lecteur MP3, acheté en vue du voyage, pour écouter sur son vélo les leçons d'espagnol que j'ai mis sur le lecteur la veille. 

Mercredi soir (cf post Vrai faux départ), on a fêté le départ à l'Epicurien comme il se doit. Et on s'est dit : "On pourrait ouvrir le blog même pour la période pré-voyage. Ca peut-être sympa." Et là, dans la montée du promontoire, je me suis dit "OK mais on enverra un mail de Buenos Aires pour donner le lien du blog et tout dévoiler. Comme ça, ça leur fera de la lecture avant qu'on envoie d'autres nouvelles."

Voilà Sylvain, tu te demandais ce que j'écrivais cet après-midi du 14/07 au Promontoire, c'était ça.

On y est et ça commence maintenant !

Ce devait etre le post d'accueil mais les circonstances en ont decide autrement....

Notre jour sans fin s'est acheve le 31/10 a 2h20 heure locale (6h20 heure francaise), soit 33h depuis notre arrivee a l'aeroport de Madrid. 
Il est 9h37 a Buenos Aires, il pleut un peu. On a dix mois devant nous et on ne sait pas par quel bout les prendre... On va peut-etre se poser un peu...

par Franck publié dans : Argentine
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Mardi 30 octobre 2007

30/10. 12h30. On est toujours a l'aeroport de Madrid, mais plus riches de 600 euros chacun...

29/10. 21h15. Apres  quelques heures de route, nos chauffeurs nous laissent a l'aeroport


21h45. Le vol est surbooke, on est sur liste d'attente, pas sur de partir.

00h05. Devant la porte d'embarquement avec tous nos bagages, on apprend qu'a une place pres, on ne partira pas ce soir comme prevu. Seule Solene avait sa place et du coup... on a fait un heureux.

03h15. Chambre d'un hotel 4 etoiles. On peut enfin se coucher apres avoir parcouru l'aeroport dans tous les sens, d'un guichet Iberia a un autre. Ce parcours du combattant en valait la peine : 600 euros chacun (dont notre 1er billet de 500€), une nuit, certes courte, mais 4 etoiles payee par Iberia avec un petit dejeuner de folie. Depart prevu le 30 a 12h35. On serait presque content de ne pas avoir decolle hier soir, meme si avec toutes ces demarches en espagnol, le debut etait un peu rude. Les souvenirs du college de Franck etaient un peu loin et les lecons Assimil de Solene n'ont pas suffit.

30/10. 11h05. Notre vol est retarde de 4 heures. Arrivee a Buenos Aires vers minuit. Enfin peut-etre... Decidement on les cumule ! 

On avait prevu un post d'accueil depuis Buenos Aires, ecrit depuis des mois, mais la, c'est rate.

par Franck et Solene publié dans : Madrid
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Mercredi 17 octobre 2007
Comme l'appartement de Solène était vide, on s'est dit qu'on avait la place pour organiser une petite fête pour le départ... comme si on n'avait rien d'autres à faire. 
Ca a demandé un peu d'organisation mais c'était bien sympa. Merci à tous ceux qui sont venus. Un peu de ménage le lendemain dont les 3/4 dus à une certaine IC... et le tour était joué. Merci à Claire pour la mise en place au dernier moment. 

On compte sur vous pour organiser la même dans 11 mois environ...

fete.jpg


par Solène et Franck publié dans : Avant le départ
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